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Pour les membresSi vous avez une annonce à faire passer à toute la communauté, contactez moi par MP, je vous la mettrais en lieu et place de ce message
que pêcher en temps de crue??
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que pêcher en temps de crue??
Quoi, où et comment pêcher en temps de crue?
Durant toute la bonne saison, nos cyprins et voraces ont préféré les eaux fraîches du large et des grands fonds aux tiédeurs des rives.
Mais les pluies sont venues. Lentement ou brusquement, les rivières ont gonflé.
Le courant a haussé le ton pour acquérir une impétuosité directement en rapport avec les intempéries.
Le simple coup d’eau du début a dégénéré en crue.
C’est maintenant la ruée de flots boueux qui se bousculent, se mêlent et s’étalent en surface à grand renfort de remous jaunâtres.
Aveuglés par ces eaux opaques et indisposés par ces infimes parties de boue qui se collent aux branchies, les poissons ont fui le centre de la rivière dès la première alerte pour chercher refuge le long des bords.
Délogés de leur résidence habituelle, ils se tiennent cois, incapables de déceler quoi que ce soit dans ces éléments tourmentés.
Adieu les délicieux repas d’été, les plantureuses agapes de larves et crustacés dodus.
C’est la saison des vaches maigres.
Durant des heures et des jours, le seul souci de la blanchaille se réduira à peu de choses; ne pas quitter un abri précaire, le calme relatif, et surtout, ne pas tomber nez à nez avec Messire Esox venu là, lui aussi, pour échapper à cette intempestive abondance liquide...
Mais la pluie a cessé.
Après s’être maintenu quelque temps à son niveau maximum, le niveau commence à baisser. D’abord presque imperceptiblement, puis, d’une façon plus nette, plus marquée.
Le gel a fait son apparition et, dans beaucoup d’endroits, la rivière a déjà regagné son lit.
En même temps, elle a perdu son opacité.
La brume de boue s’est estompée, le courant s’est assagi.
Déjà les perches ont repéré un banc d’alevins et y causent des coupes claires.
Plus tard, les cyprins agglutinés sur le fond ont, eux aussi, aperçu quelque nourriture à petite distance.
C’est avec soulagement et fébrilité qu’ils se sont mis en quête d’un déjeuner tout relatif, car, hélas, dans son généreux élan, la crue a charrié vers l’aval l’essentiel de leur nourriture.
Vous l’avez deviné, amis pêcheurs, c’est le moment ou jamais de tenter votre chance... Tenter sa chance...? C’est très bien...!
Mais tenter quoi...? Et avec quoi...?
C’est ce que je vais essayer de vous expliquer.
Avec un peu d’expérience et de jugeote, il vous sera facile de déceler l’endroit où une eau plutôt calme a servi d’abri à cette multitude durant la crue.
A défaut de cette expérience, un simple regard vers ceux qui ont déjà trouvé vous indiquera le coup similaire à peu de distance.
C’est là une expérience indiscutable : en matière de pêche on peut apprendre en joignant observation et bon sens.
Ce coup tant recherché, c’est en somme peu de chose. Une eau dormante ou même tout simplement moins animée que celle du large, avec vers l’aval, un courant très doux qui semble remonter en longeant la rive, constitue un des lieux des plus adéquats pour toute pêche après une crue.
A la lisière du grand courant, il existe une zone neutre, une sorte de no man’s land « tantôt calme, tantôt secoué par un remous venu du large.
C’est là qu’il faut pêcher.
D’autres refuges, larges de quelques mètres carrés à peine, soit en amont d’une vieille souche, d’un bout de perré, d’un herbier ou tout simplement dans une anse de la rivière peuvent également causer d’agréables surprises.
C’est un peu votre intuition qui doit vous guider. Il ne faut rien laisser au hasard et saisir chaque occasion qui se présente.
Ceci fait, et contrairement à ce que certains préconisent, n’hésitez pas à utiliser une ligne à plombée groupée sur le bas et nantie d’une empile de 14/100.
Réservez le 10/100 pour les eaux limpides qui viendront dans quelques jours si, toutefois, le gel continue à se manifester.
Avec un hameçon n° 12 et un flotteur dont je vous laisse le libre choix, flotteur cependant plus lourd qu’en période estivale, je crois que nous aurons tout dit sur les bases d’une ligne type à laquelle toutefois des changements de dernière minute peuvent être apportés.
AMORCER EN PROFONDEUR
Ne perdons pas de vue qu’il fait froid, que le poisson vient d’être secoué par une crue; en un mot, qu’il a faim.
Mais il est sujet à certain engourdissement et il reste collé sur fond.
C’est donc là que votre amorçage doit parvenir, le plus vite possible pour ne pas être emporté vers l’aval par le courant.
Quel que soit le poisson, la pomme de terre offre un très grand attrait en hiver.
Qu’elle soit écrasée, en petits cubes ou sous forme de purée, elle doit toujours occuper une place importante dans cet amalgame d’ingrédients qui composent cette nourriture d’appel.
Les asticots et le fouillis de vers de vase ont aussi leur mot à dire et, avec le sang de l’inévitable chènevis, je crois que nous aurons envisagé toute la gamme de ce qui peut être employé en cette saison.
En le déposant par amorçoir ou en le triturant avec un peu d’argile, le mélange atteindra le fond et les buts pour lesquels on l’a composé.
EFFLEURER LE FOND OU TRAINER DESSUS ?
Les deux méthodes sont valables.
Mais avant d’en adopter une, il faut aussi essayer l’autre.
Le gros gardon, la brème et la tanche semblent marquer une certaine prédilection pour l’esche reposant sur le fond.
C’est pour cette raison bien connue que, outre ces deux méthodes de roulée, vous pouvez en pratiquer une troisième, dite d’arrêt, méthode où tout le bas de ligne se couche sur le gravier et qui vous ramènera bien souvent de très belles pièces.
Par contre, pour le chevesne ou pour la perche, il est préférable de l’effleurer.
Il nous reste maintenant à parler des esches pour répondre à nos deux questions... tenter quoi et avec quoi...?
LE GARDON PREFERE L’ASTICOT
Le problème de l’achat d’asticots en hiver n’en n’est plus un.
Tous les marchands d’articles de pêche en sont pourvus, d’autant plus qu’il en existe une espèce extraite de la bouse de vache qui se conserve très bien dans l’argile.
Une provision de ces petites bestioles, jaunes comme canaris, vous procurera bien du plaisir. C’est bien entendu, le gardon moyen qui répondra le mieux à cet appât.
...ET LE VER DE VASE
Autre esche de prédilection pour le gardon.
C’est au ras du fond qu’il donne le mieux, mais quand les touches cessent, neuf fois sur dix c’est qu’un gros chevesne est venu prendre part au festin.
En cas d’insuccès, essayez aussi le panaché (asticot - ver de vase) si souvent utilisé dans toute espèce de pêche et en tous temps.
On destinera la ‘ bête de ruisseau « (larve de la mouche de mai) aux perches.
Par quelques arrêts et relâches sans brusquerie on excitera leur convoitise.
LE VER DE TERREAU POUR LA PECHE AU TOC
J’allais oublier et pourtant...!
C’est une des esches idéales en eaux piquées.
Sur fond ou à proximité de celui-ci; à l’arrêt ou à la roulée, il y a toujours un poisson qui s’y intéresse.
Je connais un vieux pêcheur qui, en hiver, n’utilise que cet appât présenté tour à tour sur fond ou à mi-hauteur, Il le préfère même à un petit vif pour la pêche au toc
Utilisant un calibre de nylon qui frise l’insolence, ce « spécialiste « ne rentre pour ainsi dire jamais les mains vides.
Mais après cette gamme de proies vivantes, il est une autre série d’appâts dont l’emploi n’est pas à dédaigner, et qui, dans de nombreux cas, sont même à conseiller.
CHEVESNE ET POMME DE TERRE
Beaucoup de pêcheurs croient bien à tort, que c’est une esche d’été.
Et bien, qu’ils se détrompent.
Elle récolte toujours son petit succès l’hiver aussi.
En petits cubes, (de la grosseur d’un petit pois), présentés soit sur fond à l’arrêt, soit à proximité immédiate de la roulée, c’est un morceau très apprécié des gros rotengles.
Le chevesne s’y laisse prendre aussi.
Après avoir coupé une ou deux pommes de terre en cubes plus gros que ceux destinés aux gardons (1 cm cube environ) vous amorcez en les lançant en différents endroits bien choisis, mais toujours à la lisière du courant.
Vous eschez au moyen de l’un d’eux sur hameçon simple n° 6 lequel fixé à un bas de ligne légèrement supérieur, 15 ou 16/100 par exemple.
Touche brutale bien entendu avec tentative immédiate vers le large.
ET PUIS, IL Y A LE SANG
Le sang est un appât très efficient.
On amorce au moyen de boulets d’argile triturés avec quelques caillots qu’on lance en plusieurs lieux voisins d’une vingtaine de mètres l’un de l’autre et qu’on prospecte successivement par la suite.
Si vous pêchez en barque vous placez le sang coagulé dans un sac de jute.
Vous fermez ce sac et vous le laissez descendre sur le fond au moyen d’une corde.
De temps à autre vous le secouez et vous pêchez exactement dans la traînée prise par ces fines particules de sang qui dévalent le courant.
Un petit truc pour la fixation du caillot à l’hameçon.
Il consiste à étendre sur le fond du récipient destiné à la récolte du sang frais, une mince couche d’ouate.
Cette ouate s’imprègne du sang chaud, celui-ci se coagule et forme ainsi une sorte de galette compacte.
Au moment où vous récoltez ce sang, vous faites en sorte qu’il ne dépasse pas un centimètre d’épaisseur.
Pour découper les petits cubes destinés à l’hameçon, il faut une lame de rasoir.
Soyez persuadés que jamais plus, l’esche, ainsi préparée, ne se détachera de l’hameçon.
Certains pêcheurs mélangent sang et pommes de terre, et pêchent tour à tour avec l’un ou l’autre de ces appâts.
POUR LA GRAINE ATTENDEZ LA DECRUE
J’associe les deux cas, que vous pêchiez à l’une ou l’autre, il faut comme base un amorçage de chènevis.
Pour la pratique de la pêche à la graine, il est plutôt conseillé d’attendre la fin totale de la crue.
Mais pour l’emploi de la baie de sureau, la chose n’est pas nécessaire.
Celle-ci constitue une esche de premier choix et elle s’adresse surtout aux gros gardons, grosses vandoises et chevesnes.
Et si maintenant la neige fait son apparition...?
Autre question pertinente.
Pour moi, il n’y a pas de problèmes.
La neige ne m’a jamais empêché de pêcher l’une ou l’autre copieuse friture.
Ce n’est que lorsqu’elle fond, quand elle grossit les rivières en leur donnant une teinte indéfinissable que nos espoirs sont presque réduits à néant.
Mais comme toute règle générale possède son exception, toute chance n’est pas perdue.
Durant toute la bonne saison, nos cyprins et voraces ont préféré les eaux fraîches du large et des grands fonds aux tiédeurs des rives.
Mais les pluies sont venues. Lentement ou brusquement, les rivières ont gonflé.
Le courant a haussé le ton pour acquérir une impétuosité directement en rapport avec les intempéries.
Le simple coup d’eau du début a dégénéré en crue.
C’est maintenant la ruée de flots boueux qui se bousculent, se mêlent et s’étalent en surface à grand renfort de remous jaunâtres.
Aveuglés par ces eaux opaques et indisposés par ces infimes parties de boue qui se collent aux branchies, les poissons ont fui le centre de la rivière dès la première alerte pour chercher refuge le long des bords.
Délogés de leur résidence habituelle, ils se tiennent cois, incapables de déceler quoi que ce soit dans ces éléments tourmentés.
Adieu les délicieux repas d’été, les plantureuses agapes de larves et crustacés dodus.
C’est la saison des vaches maigres.
Durant des heures et des jours, le seul souci de la blanchaille se réduira à peu de choses; ne pas quitter un abri précaire, le calme relatif, et surtout, ne pas tomber nez à nez avec Messire Esox venu là, lui aussi, pour échapper à cette intempestive abondance liquide...
Mais la pluie a cessé.
Après s’être maintenu quelque temps à son niveau maximum, le niveau commence à baisser. D’abord presque imperceptiblement, puis, d’une façon plus nette, plus marquée.
Le gel a fait son apparition et, dans beaucoup d’endroits, la rivière a déjà regagné son lit.
En même temps, elle a perdu son opacité.
La brume de boue s’est estompée, le courant s’est assagi.
Déjà les perches ont repéré un banc d’alevins et y causent des coupes claires.
Plus tard, les cyprins agglutinés sur le fond ont, eux aussi, aperçu quelque nourriture à petite distance.
C’est avec soulagement et fébrilité qu’ils se sont mis en quête d’un déjeuner tout relatif, car, hélas, dans son généreux élan, la crue a charrié vers l’aval l’essentiel de leur nourriture.
Vous l’avez deviné, amis pêcheurs, c’est le moment ou jamais de tenter votre chance... Tenter sa chance...? C’est très bien...!
Mais tenter quoi...? Et avec quoi...?
C’est ce que je vais essayer de vous expliquer.
Avec un peu d’expérience et de jugeote, il vous sera facile de déceler l’endroit où une eau plutôt calme a servi d’abri à cette multitude durant la crue.
A défaut de cette expérience, un simple regard vers ceux qui ont déjà trouvé vous indiquera le coup similaire à peu de distance.
C’est là une expérience indiscutable : en matière de pêche on peut apprendre en joignant observation et bon sens.
Ce coup tant recherché, c’est en somme peu de chose. Une eau dormante ou même tout simplement moins animée que celle du large, avec vers l’aval, un courant très doux qui semble remonter en longeant la rive, constitue un des lieux des plus adéquats pour toute pêche après une crue.
A la lisière du grand courant, il existe une zone neutre, une sorte de no man’s land « tantôt calme, tantôt secoué par un remous venu du large.
C’est là qu’il faut pêcher.
D’autres refuges, larges de quelques mètres carrés à peine, soit en amont d’une vieille souche, d’un bout de perré, d’un herbier ou tout simplement dans une anse de la rivière peuvent également causer d’agréables surprises.
C’est un peu votre intuition qui doit vous guider. Il ne faut rien laisser au hasard et saisir chaque occasion qui se présente.
Ceci fait, et contrairement à ce que certains préconisent, n’hésitez pas à utiliser une ligne à plombée groupée sur le bas et nantie d’une empile de 14/100.
Réservez le 10/100 pour les eaux limpides qui viendront dans quelques jours si, toutefois, le gel continue à se manifester.
Avec un hameçon n° 12 et un flotteur dont je vous laisse le libre choix, flotteur cependant plus lourd qu’en période estivale, je crois que nous aurons tout dit sur les bases d’une ligne type à laquelle toutefois des changements de dernière minute peuvent être apportés.
AMORCER EN PROFONDEUR
Ne perdons pas de vue qu’il fait froid, que le poisson vient d’être secoué par une crue; en un mot, qu’il a faim.
Mais il est sujet à certain engourdissement et il reste collé sur fond.
C’est donc là que votre amorçage doit parvenir, le plus vite possible pour ne pas être emporté vers l’aval par le courant.
Quel que soit le poisson, la pomme de terre offre un très grand attrait en hiver.
Qu’elle soit écrasée, en petits cubes ou sous forme de purée, elle doit toujours occuper une place importante dans cet amalgame d’ingrédients qui composent cette nourriture d’appel.
Les asticots et le fouillis de vers de vase ont aussi leur mot à dire et, avec le sang de l’inévitable chènevis, je crois que nous aurons envisagé toute la gamme de ce qui peut être employé en cette saison.
En le déposant par amorçoir ou en le triturant avec un peu d’argile, le mélange atteindra le fond et les buts pour lesquels on l’a composé.
EFFLEURER LE FOND OU TRAINER DESSUS ?
Les deux méthodes sont valables.
Mais avant d’en adopter une, il faut aussi essayer l’autre.
Le gros gardon, la brème et la tanche semblent marquer une certaine prédilection pour l’esche reposant sur le fond.
C’est pour cette raison bien connue que, outre ces deux méthodes de roulée, vous pouvez en pratiquer une troisième, dite d’arrêt, méthode où tout le bas de ligne se couche sur le gravier et qui vous ramènera bien souvent de très belles pièces.
Par contre, pour le chevesne ou pour la perche, il est préférable de l’effleurer.
Il nous reste maintenant à parler des esches pour répondre à nos deux questions... tenter quoi et avec quoi...?
LE GARDON PREFERE L’ASTICOT
Le problème de l’achat d’asticots en hiver n’en n’est plus un.
Tous les marchands d’articles de pêche en sont pourvus, d’autant plus qu’il en existe une espèce extraite de la bouse de vache qui se conserve très bien dans l’argile.
Une provision de ces petites bestioles, jaunes comme canaris, vous procurera bien du plaisir. C’est bien entendu, le gardon moyen qui répondra le mieux à cet appât.
...ET LE VER DE VASE
Autre esche de prédilection pour le gardon.
C’est au ras du fond qu’il donne le mieux, mais quand les touches cessent, neuf fois sur dix c’est qu’un gros chevesne est venu prendre part au festin.
En cas d’insuccès, essayez aussi le panaché (asticot - ver de vase) si souvent utilisé dans toute espèce de pêche et en tous temps.
On destinera la ‘ bête de ruisseau « (larve de la mouche de mai) aux perches.
Par quelques arrêts et relâches sans brusquerie on excitera leur convoitise.
LE VER DE TERREAU POUR LA PECHE AU TOC
J’allais oublier et pourtant...!
C’est une des esches idéales en eaux piquées.
Sur fond ou à proximité de celui-ci; à l’arrêt ou à la roulée, il y a toujours un poisson qui s’y intéresse.
Je connais un vieux pêcheur qui, en hiver, n’utilise que cet appât présenté tour à tour sur fond ou à mi-hauteur, Il le préfère même à un petit vif pour la pêche au toc
Utilisant un calibre de nylon qui frise l’insolence, ce « spécialiste « ne rentre pour ainsi dire jamais les mains vides.
Mais après cette gamme de proies vivantes, il est une autre série d’appâts dont l’emploi n’est pas à dédaigner, et qui, dans de nombreux cas, sont même à conseiller.
CHEVESNE ET POMME DE TERRE
Beaucoup de pêcheurs croient bien à tort, que c’est une esche d’été.
Et bien, qu’ils se détrompent.
Elle récolte toujours son petit succès l’hiver aussi.
En petits cubes, (de la grosseur d’un petit pois), présentés soit sur fond à l’arrêt, soit à proximité immédiate de la roulée, c’est un morceau très apprécié des gros rotengles.
Le chevesne s’y laisse prendre aussi.
Après avoir coupé une ou deux pommes de terre en cubes plus gros que ceux destinés aux gardons (1 cm cube environ) vous amorcez en les lançant en différents endroits bien choisis, mais toujours à la lisière du courant.
Vous eschez au moyen de l’un d’eux sur hameçon simple n° 6 lequel fixé à un bas de ligne légèrement supérieur, 15 ou 16/100 par exemple.
Touche brutale bien entendu avec tentative immédiate vers le large.
ET PUIS, IL Y A LE SANG
Le sang est un appât très efficient.
On amorce au moyen de boulets d’argile triturés avec quelques caillots qu’on lance en plusieurs lieux voisins d’une vingtaine de mètres l’un de l’autre et qu’on prospecte successivement par la suite.
Si vous pêchez en barque vous placez le sang coagulé dans un sac de jute.
Vous fermez ce sac et vous le laissez descendre sur le fond au moyen d’une corde.
De temps à autre vous le secouez et vous pêchez exactement dans la traînée prise par ces fines particules de sang qui dévalent le courant.
Un petit truc pour la fixation du caillot à l’hameçon.
Il consiste à étendre sur le fond du récipient destiné à la récolte du sang frais, une mince couche d’ouate.
Cette ouate s’imprègne du sang chaud, celui-ci se coagule et forme ainsi une sorte de galette compacte.
Au moment où vous récoltez ce sang, vous faites en sorte qu’il ne dépasse pas un centimètre d’épaisseur.
Pour découper les petits cubes destinés à l’hameçon, il faut une lame de rasoir.
Soyez persuadés que jamais plus, l’esche, ainsi préparée, ne se détachera de l’hameçon.
Certains pêcheurs mélangent sang et pommes de terre, et pêchent tour à tour avec l’un ou l’autre de ces appâts.
POUR LA GRAINE ATTENDEZ LA DECRUE
J’associe les deux cas, que vous pêchiez à l’une ou l’autre, il faut comme base un amorçage de chènevis.
Pour la pratique de la pêche à la graine, il est plutôt conseillé d’attendre la fin totale de la crue.
Mais pour l’emploi de la baie de sureau, la chose n’est pas nécessaire.
Celle-ci constitue une esche de premier choix et elle s’adresse surtout aux gros gardons, grosses vandoises et chevesnes.
Et si maintenant la neige fait son apparition...?
Autre question pertinente.
Pour moi, il n’y a pas de problèmes.
La neige ne m’a jamais empêché de pêcher l’une ou l’autre copieuse friture.
Ce n’est que lorsqu’elle fond, quand elle grossit les rivières en leur donnant une teinte indéfinissable que nos espoirs sont presque réduits à néant.
Mais comme toute règle générale possède son exception, toute chance n’est pas perdue.

Re: que pêcher en temps de crue??
Super ces infos !!
Ca me sera très utile perso
Merci et beau boulot Jean-Pol ! :kjhhb:
Ca me sera très utile perso
Merci et beau boulot Jean-Pol ! :kjhhb:

Re: que pêcher en temps de crue??
Beau travail de recherche, et je dirais que quand il y a des crues dût à la fonte des neiges, rester chez vous auprès de votre moitié, bien au chaud, car là sa ne vaut vraiment pas le coup d'essayer de prendre quelque chose, autant se taper sur le nombril tout de suite

La pêche à fond !!!

Re: que pêcher en temps de crue??
Encore une nouvelle video à tourner !!
Aller les cinéastes ! au boulot
Aller les cinéastes ! au boulot


Re: que pêcher en temps de crue??
EpilePtik' a écrit:Encore une nouvelle video à tourner !!
Aller les cinéastes ! au boulot
celle-là elle sera à présenter poue la nomination des moules d'or à cannes (avec ou sans lancer, mais c mieux à la grande canne)


Re: que pêcher en temps de crue??
redgoupil a écrit:EpilePtik' a écrit:Encore une nouvelle video à tourner !!
Aller les cinéastes ! au boulot
celle-là elle sera à présenter poue la nomination des moules d'or à cannes (avec ou sans lancer, mais c mieux à la grande canne)![]()
![]()
T'avais pas dit que tu faisais que la bordure
- Spoiler:
La pêche à fond !!!

Re: que pêcher en temps de crue??
EpilePtik' a écrit:![]()
![]()
On a un gagnant d'office
:*µµ$!: :*µµ$!: 
La pêche à fond !!!

Re: que pêcher en temps de crue??
redgoupil a écrit:chef, la bordure ----> c'est pas le trottoir hein ??.....![]()
![]()
Non,c'est en bordure

La pêche à fond !!!

heuuuuuuuuu
dommage qu'on ne fasse pas de concours de la plus grosse connerie écrite, je gagnerai de suite là ou alors le boss me classerais hors concours



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